Lâchez la pression pour être Bien !

Quand on vous dit « bien-être », vous aussi, vous entendez « aller bien » ?

« Comment ça va ? »

Plus qu’une véritable question « comment ça va ? » est une phrase rituelle qui se décline dans toutes les langues, à laquelle on répond d’un rapide : « Ça va, et toi ? ».

Et la conversation peut se boucler en 2/2 par la réponse tout aussi nourrie « Ça va merci ! ».

Vous vous imaginez en train de répondre cash : « Ne m’en parle pas, c’est la cata : je suis tendue comme un string* à passer ma vie devant l’ordi, ça me tue le dos, ça fout en l’air mes nuits. Je deviens inbuvable et tout dégringole dans ma vie ! »

Il en faudrait peu pour poursuivre sur sa lancée : « Plus ça va, moins ça va. Tout le fout le camp autour de moi : mon mec, mes mômes, mon chat. J’ai l’impression d’être comme mon poisson rouge à tourner en rond dans mon bocal sans issue possible ! J’avais bien commencé la gym, mais dès que j’ai le malheur de m’arrêter 3 jours, je n’arrive pas à reprendre. Je ne vois pas comment je vais m’en sortir. »

On est d’accord, vous n’allez JAMAIS déballer comme ça tous vos tracas !

Socialement, ça ne passerait pas.

Et celui qui questionne n’a pas forcément envie, ni le temps d’écouter le récit de nos malheurs.

S’agit-il de bien-être ou d’aller bien ?

Je m’explique : une personne peut se sentir très mal, déprimée, angoissée, au moment même où elle commence à aller bien, inconsciemment, sans le savoir, sans le percevoir encore. 

Elle commence à « aller bien » en profondeur car elle retrouve le contact avec son être véritable.

Prenons le cas d’un homme qui, pendant des années, se serait fait croire que tout allait très bien en s’aveuglant sur ses manques, en niant sa haine pour une mère mal aimante et ses problèmes avec l’amour. 

Le jour où il décide d’affronter ses démons, il perd son vieux déguisement d’individu plutôt équilibré. 

Par conséquent, se fiant aux apparences, son entourage n’en doute pas : il va vraiment plus mal qu’avant.

« Aller bien » est-il trop souvent synonyme de « normal » ?

De quelqu’un qui semble fonctionner normalement, qui a un conjoint, des enfants, un travail, qui paye son loyer et ses impôts, on tend à dire : « Cette personne va bien, sa vie est si normale ! »

Or, aller bien n’est pas une affaire de normes.

L’évaluation de notre état intérieur ne peut passer que par nous. Personne ne peut savoir à notre place ce qu’il nous faut pour aller bien. Et méfions-nous de ceux qui prétendent le contraire.

Alors, qu’entendons nous par bien être ?

Être bien, bien manger, bien s’asseoir, bien faire ceci ou bien faire cela pour limiter au maximum toutes les sources de stress.

Autant de pistes pour diminuer les tensions du corps.

Mais cela suffit-il pour répondre à la recherche d’harmonie, d’alignement, de cohérence et d’apaisement ?

Quid de l’individu dans son unicité ?

Côté « Qualité de vie et bien-être au travail », toutes les études le montrent : le mal-être, le stress, l’angoisse parfois jusqu’à l’épuisement ou au burn out, survient quand la personne englobée dans la masse et niée en tant qu’individu, est sommée « d’aller bien ».

Ce qui a pour effet de stigmatiser ceux qui ne se sentent pas bien et d’amplifier le niveau de stress et ses dégâts toujours collatéraux

Ça donnerait quoi si on remplaçait « bien etre » par « être bien » ?

Selon l’OMS, le bien etre sur les lieux de travail consiste en « un état d’esprit dynamique, caractérisé par une harmonie satisfaisante entre les aptitudes, les besoins et les aspirations du travailleur, d’une part, et les contraintes et les possibilités du milieu de travail, d’autre part.

 La nuance est de taille me direz-vous !

Oui et l’invitation trouve toute sa puissance dans la simplicité de sa proposition.

Arrêtons de chercher à tout prix la recette miracle à appliquer à l’ensemble sur comment gérer son stress au quotidien ou comment gérer son stress au travail et donnons la liberté à chacune de trouver son propre cocktail anti stress !

Plus facile à dire qu’à faire me direz-vous ?

Peut-être. Mais pas totalement inutile si vous ne retenez qu’une chose.

Quand on vous présente des activités Anti stress qui vous imposent des gestes, des postures ou un déroulement préétabli sans même vous offrir la possibilité de l’adapter à chaque instant à vos besoins et à votre rythme…

Ne vous laissez pas avoir : reprenez votre pouvoir de cultiver vos propres anti stress à votre mesure grâce au mouvement libre !

* voilà qui mérite de creuser le sujet dans un prochain article « Lâchez la pression du string, ou comment rayonner de beauté positive ! » 😉